Note préalable

De Ector
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Note : certains liens nouveaux vers le glossaire sont en cours de rédaction ...

L'on nous rebat les oreilles avec la "singularité technologique" et "le changement de paradigme".



La singularité paradigmatique


La singularité paradigmatique a eu lieu le 21 janvier 1889. C'est le jour où la Norvège a accordé le prix mathématique de l'anniversaire du Roi Oskar de Suède et de Norvège à Henri Poincaré. La communauté scientifique reconnaissait ainsi que nous vivons dans un cosmos à n > 2 corps, dont l'homme n'a pas naturellement les outils polylectiques mentaux nécessaires à sa maîtrise directe : l'implication du mémoire a été l'identification conséquente du chaos profond et de la complexité.

Le bouleversement spéculatif qui s'en est suivi a introduit la subsidiarité (1893), l'espace intellectuel (1898), les physiques quantique (1900) et relativiste (1905), et le théorème d'incomplétude des mathématiques (Gödel) (1930); et plus généralement, une ouverture de pensée interdisciplinaire tant scientifique que méthodologique, sociologique, psychologique, biologique, technologique, etc. et noétique, dans un référentiel, et donc selon une grammaire de l'Univers, à s dimensions conceptuelles, dont le nombre et l'ontologie terminologique nous sont immensurables mais explorables.


Le plus machina diginumérique


Pour ne pas butter sur la complication apparente de l'immensité de la multitude complexe du "n*s" nous devons la prendre "comme simple". Nous avons deux options :

  • le prétendre et le simuler pour "faciliter" l'usage de nos anciennes solutions,
  • ou inventer des solutions "augmentées" dont l'étendue profonde de la complexité interne sera cachée : l'on appelle cette démarche la "simplexité".

Ces options relèvent de l'aide que l'homme s'artificialise à travers le "plus machina" : jusqu'à présent ses machines étaient analogiques, thermodynamiques, physiques et locales, il lui a fallu les étendre par la digitalité, à l'infodynamique, à la cérébrique et à la globalité.

Ce faisant, il se dessine, de la panoplie de l’Etre à celles des machines, et au-delà d'une science qui prend une tournure nouvelle, une nomologie de la réalité, une topologie architectonique, et humanumérique de l'homme, de sa société et de ses outils dont nous avons à conjointement explorer la cohérence tenségritaire, hétérarchique et diverse de ses aspects, contraintes et opportunités.

Nous avons pour cela besoin du commun d'une sapience éthiquement raisonnée qui éclairera nos choix, dont la science dira les pourquoi, et la technologie les comment. Celle-ci se dessine, au sein d'une polynormalisation ouverte, avec le soutien des gouvernements et du secteur privé, par la recherche participative alliant université et société civile.


Technosophie


Il est certain que l'approfondissement complexe réclame une triple conflexion de sagesse humaine, portée par la sapience, la science et la pratique, où la philosophie des questions posées à l'homme par l'homme, et l'écologie des questions posées à l'homme par la nature vont se compléter par la technosophie des questions que lui posent sa technologie, chacune des trois fondées sur une même mnématique architectonique (à clôture causale ouverte ?) de l'univers et le vécu agorique de son anthropobotique naissante.

La moindre des questions technosophiques ne sera pas celle de l'"humanumerisme" où deux grandes visions semblent se dessiner :

  • celle de l'"Intelligent Redesign" où l'homme, poursuite en évolution darwinienne de lui-même, se reconstruit également (perpétuellement) lui-même de façon(s) plus intelligente(s) que la première fois (Scientisme renouvelé, Transhumanisme, Posthumanisme, Sélection culturelle et/ou médicale) ;
  • celle du "plus humain" où l'homme tirerait de lui-même, via l'augmentation de son "plus machina", les moyens de sa propre capacité d'évolution sociétale : le "capax" adaptatif à l'homéodynamique de son contexte et à ses propres adaptations, comme lors de sa "sortie de forêt" ; le conduisant à l'agriculture, à la féodalité, aux empires, comme aux agoras des villages, des cités, de la démocratie ... et de la problématique glocale du village planétaire actuel.


Champs d'études témoin


La mnématique est une proposition d'Ampère : celle de l'étude du "mnème", dont on peut dire qu'il s'agit de la réalité actuelle de chacun en étant la somme rémanente des traces du passé d'une entité. Il hiérarchise ses propres avenirs possibles en corrélation avec l'ensemble de ceux auxquels il est interlié. L'homéodynamique résulterait donc la tendance évolutionniste de l'homéostasie d'un écosystème à rechercher, par émergence mnématique au sein de l'interligence agorique du ce par quoi "tout est lié" localement (agoras) et globalement (multitude), un équilibre homéostatique nouveau lorsque ses paramètres internes et environnementaux se modifient.

L'étude expérimentale de l'homéodynamique humaine réclame un écosystème communautaire témoin qui soit crédible au sens de la RFC 6852 (paradigme moderne de normalisation) avec une réactivité sociétale suffisamment significative et rapide (quelques années), et des effets rétroactifs mesurables et pertinents, face à des propositions peu onéreuses à susciter et de nature à passer à l'échelle.

L'évolution sapiensique a, démographiquement et économiquement, généré une telle communauté humanumérique significative, qui plus est globalement nouvelle, éduquée et avec un mode nouveau de (co)contribution, par l'allongement de la durée de vie et le mécanisme des retraites : c'est celle des contributeurs seniors actifs.


Une agora ethnologiquement significative


L'IAB porte la sapience guidant la normalisation ouverte de l'internet par l'IETF. Sur les rapports paradigmatiques entre marché et technologie, sa RFC 3869 écrit : "La thèse principale de ce document est que si le secteur commercial est la principale source de financement de la recherche future sur Internet, l’avenir de l’infrastructure Internet pourrait être en difficulté". Sa RFC 6852 établit que le paradigme moderne de normalisation globale ouverte est lié à l'économie mondiale, somme interopérable des marchés des communautés globales, alimentés par leur libre adoption des avancées techno-normatives et la concurrence mondiale.

Ceci accommode en fait le concept traditionnel humain (communauté cliente, moyens et produit, marché glocal) d'agora, numériquement étudié et augmenté depuis les années 1970 (Tymshare, Agorics Inc., Lerda). Nous considérerons donc une agora virtuelle des séniors actifs qui se distingue par sa densité économico-politique et son homogénéité : niveau sapiensique élevé, faible dépendance aux biais du profit et du souci ... de carrière, intérêt pour la simplexité (facilitation augmentée) si elle est pérenne, préoccupation d'aide à sa capacitation fonctionnelle, grand-parentale et décisionnelle (gestion), protection médicale et administrative, perpétuation posthume.


Un plan de recherche senior action


Le but est la provision des théses, élements, outils, relations pour l'encapacitation en contexte actuel de la contribution des séniors actifs. Engagée dans un cadre participatif (université et société civile) cette recherche portera principalement sur la nomologie pratique d'une production intellectuelle, de propositions d'optimisation sociétale et scientifique et d'approfondissement sapiensique :

  • par sa formalisation typique comme une senior entreprise instituée en société par action simplifiée unipersonnelle et la société civile complémentaire de protection future du couple senior entrepreneur, pour en documenter la fusion à partir de l'expérience acquise.
  • cette senior entreprise sera spécialisée, selon une approche sapiensique, dans :
  • la recherche architectonique et mnématique, le développement de solutions, le déploiment diktyo-sémiotique (intersem), l'édition d'une ontologie terminologique multilingue et d'une diktyologie générale sous license ouvrant les conclusions tirées ;
  • l'étude, la proposition, le support de sénior entreprises et l'ingénierie et la gestion de projets répondant à leurs besoins communs. Elle soutiendra une boutique participative des sciences qui réunira les questions disciplinaires soulevées par ces besoins.

Ces besoins pourront être identifiés comme des opportunités de création de "smart-up" (services modulaires applicatifs en réseau tiers d'utilisation partagée) réunies au sein d'une société d'intérêts technologique et économique communs (SITEC), opératrice des moyens diktyologiques et de facilitation artificielle augmentée partagés.